ALBIN DE LA SIMONE
Resortie album "Bungalow " (Cinq 7/Wagram) - mars 2009 / inclus le duo avec Vanessa Paradis "Adrienne"
Alors que son troisième album "Bungalow" ressort enrichi d’un enregistrement acoustique et d’un duo avec Vanessa Paradis, Albin de la Simone débranche ses musiciens ! Son concert devient un spectacle acoustique enlevé, dans lequel la guitare, le banjo, un batteur qui tape sur ses cuisses et toujours les deux marionettes-choristes- danseuses servent mieux que jamais les chansons originales d’Albin.
Biographie Le nouvel album d’Albin de la Simone s’ouvre sur une exclamation, énoncée par des choristes étranges : « Catastrophe ! » Cette énergie et cette fantaisie définissent la tonalité d’un disque que son auteur a souhaité simple et direct, aussi bien dans l’écriture que dans la réalisation. Si Albin n’a pas renoncé à son goût pour le décalage, il s’exprime aujourd’hui de manière beaucoup plus limpide. « Il m’a été nécessaire d’accéder plus simplement aux choses. L’album a été nourri avec la notion de plaisir, et cela s’entend, j’espère. »
Après avoir fait ses premiers pas de pianiste dans un jazz d’obédience contemporaine, Albin de la Simone s’est progressivement mis à accompagner des chanteurs comme Mathieu Boogaerts, Alain Souchon, Jean-Louis Aubert ou encore Arthur H. Auprès d’eux, il s’est découvert une sensibilité d’auteur, jusqu’à voler de ses propres ailes en sortant un premier album en 2003. On l’y entendait donner la réplique à Feist et Alain Souchon.
En 2005 est sorti « Je vais changer », deuxième album euphorisant par ses références pop, alternant sujets graves et légers où déjà la comédie de situation trouvait toute sa place (« Non Merci »). Là encore un duo, cette fois avec Jeanne Cherhal sur une reprise en français du « Somethin’ Stupid » des Sinatra père et fille. Et c’est grâce au titre « J’ai changé », que le chanteur connut sa première véritable exposition radiophonique. Trois ans après, Albin a en effet inscrit le changement dans son approche, sans pour autant sacrifier ce qui fait sa singularité : voix, mélodies subtiles, textes astucieux.
Bungalow !
Pour écrire ce troisième album, Albin de la Simone s’est isolé un mois dans un bungalow sur l’île de Bali. C’est là-bas que lui est venu le gimmick de ce disque : un chœur lui donnant presque systématiquement la réplique. « Parce que j’étais seul, j’imaginais des voix féminines me répondant, me soutenant, et même se moquant de moi. Alors pour simuler provisoirement cet effet, j’ai utilisé un système de transposition numérique de ma propre voix, qui finalement s’est révélé être un élément irremplaçable sur huit des onze chansons du disque. »
Pour enregistrer cet album qu’il voulait très musical et particulièrement rythmique, Albin avait impérativement besoin de la vitalité et de la complicité des amis musiciens qui l’accompagnent sur scène depuis longtemps : Pascal Colomb (basse), Philippe Entressangle (batterie), François Lasserre (guitare) et Fabrice Colombani (percussions). Ils furent tous réunis en juillet 2007 dans le studio parisien de Marlon B (M, Spleen, Bazbaz, Sébastien Tellier etc) qui co-réalisa « Bungalow ! » avec Albin. L’album fut enregistré en 3 séances de 5 jours puis mixé en dix jours. « Une production fluide et légère pour rester le plus près possible de mes intentions premières. »
Alors que ses deux premiers albums étaient assez intérieurs et autobiographiques, « Bungalow ! » revêt des aspects plus fictionnels. « aujourd’hui, mes sacs sont vidés, j’ai pu m’amuser, inventer, je parle moins de moi » déclare Albin. Seule la chanson « Parle-moi » l’évoque directement à travers son rapport aux massages et au toucher. Partout ailleurs, il fait son miel d’anecdotes pour « Catastrophe », d’histoires survenues à des amis pour « Adrienne », de fiction pure pour « J’aime lire » ou d’observations pour « Sympa ». Dans « J’avais chaud », il mélange différents souvenirs (dont celui de la musique mandingue découverte quand il accompagnait Salif Keita), tandis que « Vendéen » le voit jouer avec humour sur la sonorités des chiffres. Résolument ludique, l’album s’achève sur une question métaphysique avec « Le tire-fesses », sur lequel Albin de la Simone pose la question de son appartenance au monde. Une interrogation à laquelle « Bungalow ! » offre une solide réponse.











