Le concert de Charles à Terni(IT) le 21 mars 2013.
Farewell my love, le nouveau clip de Charles Pasi.
Charles Pasi en duo avec Jack Johnson lors des Nuits de Fourvière 2011.
19/04/11
Charles Pasi au Zénith Paris les 27 et 28 avril , en première partie de Jean-Louis Aubert.
Charles Pasi UNCAGED - LP sortie le 7 mars 2011

Après un premier disque plus ancré dans le blues, Charles Pasi livre avec Uncaged un témoignage poignant de ce que peut être la musique d’hier remise au goût du jour et habilement mélangée par un passionné d’aujourd’hui.
Vidéo
Le clip "Better with Butter" réalisé par Louis Garrel.
Bio
Charles est franco-italien. Et s’il a grandi à Paris, il a passé beaucoup de ses étés outre-Atlantique à écouter Miles Davis, Otis Redding, Ray Charles ou Bob Dylan qui ont forgé son identité. De la musique qui vient des tripes.

©Hamza Djenat
Lorsqu’il commence la musique à 17 ans, Charles ne choisit pas une guitare électrique mais… un harmonica. Contre l’avis de tous, il suit son idée et prend des cours de chant et d’instruments.
Après avoir rejoint un groupe de Gospel puis fait des études de musique en Italie, il décroche plusieurs tremplins et prix, écume les jam-sessions et, après avoir terminé finaliste de l’International Memphis Blues Festival en 2006, débute une tournée internationale (Etats-Unis, Canada, Russie, Hongrie, Benelux, Italie, Espagne...).
Si son premier opus était teinté de blues (Mainly Blue), Uncaged est inclassable. Incasable. Les textes de Charles Pasi sont souvent sombres mais les mélodies de couleurs diverses.
Lost Generation par exemple,
un morceau qui groove servant de support à de très beaux solos d’harmonica, dresse le constat que les jeunes générations n’ont plus de grand combat à mener comparé à leurs ainés. Fougueux et enthousiastes, les arrangements sont un mélange d’influences funk, soul ou rock.
Du haut de ses 27 ans, Charles nous parle aussi d’un temps que les moins de trente ans devraient apprendre à mieux connaitre. Un instrument pour les mélodies de vieux l’harmonica ?
Pas lorsqu’on sait en truffer habilement l’ensemble des musiques actuelles, Charles Pasi en fait la démonstration grâce à ses invités.
En particulier lorsqu’Archie Shepp, émérite pilier de l’afrocentrisme et du free-jazz (avec Cecil Taylor), joint son sax-ténor à l’harmonica et au reste du groupe.
Des frissons vous parcourent l’échine pendant Farewell my love, douce rêverie au piano interrompue brutalement par une saillie de cuivres.
Votre cœur tressaute sur Better with Butter, générosité à l’état brut qui vous fera déhancher aussi bien que sur un James Brown et vous donnera envie de revoir tout Bertolucci ou Ferreri.
Le phrasé détonnant du saxophone mêlé à la voix charmeuse de Charles Pasi ne trahit à aucune seconde qu’un demi-siècle sépare les deux hommes.
« Un latin aux yeux ravageurs qui chante comme un noir américain et joue aussi bien des mélodies jazz que rock ? » Ne cherchez pas à cataloguer Charles Pasi, ce doux rêveur observe autant le passé que le présent pour mieux construire et comprendre le futur. Ecoutez, vous comprendrez.
C’est tout ? Non, y’a quelqu’un qui [nous a] dit qu’un clip serait en préparation pour l’automne et que l’album est attendu pour 2011.
1. Better with butter (feat. Archie Shepp)

Une collaboration inattendue avec le grand jazzmann Archie Shepp. Les paroles sont aussi explicites que poétiques. Amour de la vie, de la cuisine, de la musique, tout est tellement plus beau lorsque ça glisse (à travers les époques, les papilles gustatives ou les arpèges compliqués).
2. Farewell my Love
Le titre à l’origine de la rencontre avec Archie Shepp. Charles aimait ce titre mais avait immédiatement senti qu’il manquait quelque chose d’essentiel. N’écoutant que son courage, il propose la maquette au seul jazzman qu’il « entend » sur le morceau. Archie Shepp accepte immédiatement de jouer, non pas une mais deux collaborations, à la grande émotion du jeune musicien. Le résultat est splendide. On se fait surprendre par ce saxophone qui surgit brutalement alors que le piano vous laisse à une douce ballade mélancolique.
3. Lost generation
« Nos parents ont vécu mai 68. Pour être vraiment en révolte contre ce qu’ils ont été, il faudrait être de droite ou réac. Nos parents nous regardent en souriant et on en vient à devenir cyniques. On n’a pas de grand mouvement rassembleur, heureusement on a eu le Mondial de foot de 1998 mais à part ça ? On subit le contrecoup d’une renaissance qui éclot tous les 1000 ans. Hendrix, Janis Joplin, Miles Davis, c’est impossible de ne pas les aimer, on ne peut pas les ignorer. »
4. Dream a little dream of me
« Le problème de la reprise c’est que tu reprends une chanson parce que tu l’adores tellement que tu as envie de la chanter et que tu la trouves belle – mais si tu l’adores tellement c’est que tu l’adores telle quelle ! Donc paradoxalement il faudrait trouver une chanson que tu n’aimes pas trop ou alors qui est tellement mal foutue que tu voies le potentiel du titre, ce qui n’arrive jamais. J’ai repris cette chanson en acoustique en passant d’un phrasé ternaire à un phrasé binaire car elle me rappelle ma petite enfance. » Une reprise d’Ozie Nelson au côté léger et insouciant qui a la douceur de l’enfance.




















