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Biographie miCkey[3d]

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La grande évasion


Le nouvel album en magasin le 22 septembre

Mickey n’est plus tout seul. Après ses aventures solitaires il y a deux ans le voilà qui renoue
avec la compagnie. Le grand retour de miCkey[3d], typographié entre parenthèses comme
pour bien signifier que s’il ne s’agit pas du même groupe, c’est la même histoire qui continue.

Quant au titre La grande évasion, il fait évidemment songer à Steve McQueen cabriolant sur
sa moto mais se veut surtout l’illustration de la façon dont a été conçu l’album : en toute
liberté, sans contraintes ni carcans, au gré des humeurs, des envies, des paysages, des
rencontres ou des lectures.

Mickaël Furnon on le savait déjà bien avant J’ai demandé à la lune, le hit qu’il a offert à
Indochine, possède l’art de sculpter des mélodies faussement naïves et immédiatement
accrocheuses. Des mélodies qui entrent inexorablement dans la tête et qu’on se surprend à
fredonner à n’importe quel moment de la journée ; des petites perles harmoniques, ce disque
en regorge ; comme le premier extrait Méfie-toi l’escargot, une chanson touchante et
énigmatique, parabole sur la dureté d’un monde qui n’épargne guère les faibles à la coquille
fragile. Il y a La footballeuse de Sherbrooke, souvenir attendri du spectacle d’une partie de
ballon disputée par des filles, à l’université de….Sherbrooke. Ou encore Paris t’es belle,
magnifique hommage à la capitale, digne des plus grandes chansons consacrées à la ville
lumière.

Mickaël sait utiliser les mots, non pour ce qu’ils sont, mais pour ce qu’ils évoquent. Une poésie
parfois à la limite du non-sens, à déchiffrer entre les lignes, à imaginer et imager soi même.

Comme dans Je m’appelle Joseph, troublante complainte inspirée par un polar de l’auteur
américain R.J. Ellory, histoire de serial killer à l’émotion glaçante encore renforcée par la voix
enfantine de Marie Epinat. Ou Playmobil, réflexion comico-psychanalytique sur les marques
laissées par l’enfance et allusion à un personnage national avec qui toute ressemblance ne
serait pas tout à fait fortuite.

Si l’enfance est souvent présente dans les chansons de miCkey[3d], ce n’est pas tant par
nostalgie passéiste (exception qui confirme la règle, la chanson 1988, évocation des 18 ans
de l’auteur), mais plutôt en référence à un univers à l’imaginaire débridé, à la fois pur et
féroce, cru et pudique, absurde et désabusé, où s’entrechoquent comptines électro-folk et
ballades à la douceur organique. Tendresse et humour noir étroitement mêlés, qui permettent
d’aborder des thèmes aussi sérieux que la mort et la religion (Personne n’est parfait , ou
comment obtenir le numéro de téléphone de Dieu, Les vivants, allégorie humaniste brodée
autour d’un proverbe manouche), les rapports homme-femme (L’homme qui prenait sa
femme pour une plante
, en duo avec Cécile Hercule), la quête du bonheur (Chanson du
bonheur qui fait peur
, sur un texte de Najah, ex-mickey3d) ou les préoccupations
écologiques (L’arbre du petit chemin).

Parfois, quand il fait beau, Mickaël ouvre toutes grandes ses fenêtres. A l’écoute de ce disque,
aérien, étrange et frémissant, impossible de ne pas avoir envie de faire de même.


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