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Biographie Ballaké Sissoko

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Ballaké Sissoko

« At Peace »
(Nø Førmat ! / Universal Jazz & Classics)
sortie le 15 octobre 2012

En 2009, dans la profondeur des nuits de Bamako, le joueur de kora Ballaké Sissoko enregistrait avec le violoncelliste Vincent Segal les dialogues épurés de Chamber Music. Récompensé par une Victoire de la Musique et prolongé par 200 concerts à travers le monde, cet album a récolté une moisson d’éloges qui lui a conféré un statut de classique instantané. Une telle réponse publique et critique aurait pu aiguiser la tentation de réaliser un Chamber Music, vol. 2. Mais la redite n’est pas une recette dont Ballaké Sissoko s’accommode. Sans cesse revitalisée par sa pratique quotidienne et par les rencontres qui jalonnent son parcours (Toumani Diabaté, Taj Mahal, Ludovic Einaudi, Stranded Horse…), la musique de Ballaké s’exprime par une parole en perpétuel mouvement, s’appuie sur le socle des mélodies mandingues pour mieux en prolonger la portée, les enrichir de nouveaux échos. At Peace est une étape majeure sur ce chemin qui relie la mémoire et l’invention, la connaissance aigüe de l’histoire et la soif jamais étanchée de découverte. « Je n’ai pas voulu refaire Chamber Music, confirme Ballaké Sissoko, mais m’inscrire dans sa continuité. »

C’est pourquoi Vincent Segal est à nouveau de la partie. Comme dans Chamber Music, il engage ici son art de metteur en sons. Comme dans Chamber Music, le dispositif est intimiste et les outils sont réduits à l’essentiel – pas d’artifices de production, pas d’overdubs. L’accent est mis sur la spontanéité, priorité est donnée aux premières prises. Mais cette fois-ci, le cercle des partenaires et l’éventail des formules de jeu s’agrandissent. Solo, duo, trio, quintette : dans At Peace, Ballaké Sissoko varie les positions, les dynamiques et les plaisirs, pour appliquer avec le maximum de souplesse et de limpidité les principes d’une musique qui, au-delà de son ancrage dans la tradition mandingue, se construit sur l’écoute mutuelle, le jeu des appels et des réponses, le partage des notes et des silences, la complicité des esprits. La « paix » annoncée par le titre de ce disque n’est pas un vain mot, une simple figure de style ; elle est le ferment de la pâte sonore et humaine levée par Ballaké Sissoko – sans doute est-elle même son premier instrument.