Avant même de commencer, Batlik s’inquiète de savoir si certains étaient déjà présents la veille à son premier concert. "Non ? personne ? Bon alors je vais pouvoir répéter les mêmes choses qu’hier ! " Le décor est planté, le ton sera direct, franc mais toujours dans l’humour. Dès les premières notes, la voix chaude et vibrante nous transporte vers divers horizons.
Chez Batlik tout est bon pour faire une chanson ! La stupidité humaine, les problèmes amoureux ou bien les calculs rénaux, tous ces petits ou grands événements qui font la vie de tout un chacun. Car la chanson de Batlik se veut à la portée de tous, pas de grandes envolées lyriques, pas de détours par métaphores ou euphémismes. Mais il ne faut pourtant pas croire que cette fausse légèreté enlève toute la puissance des textes.
On sourit, mais on n’en est pas moins touché par ses histoires tragi-comiques. Côté musique, Batlik n’a pas son pareil pour attaquer sa guitare, cogner les cordes, à croire qu’il se venge des mauvais tours que la vie lui a joués.
Son jeu est rythmé, unique, mais il sait se faire doux et chaleureux quand c’est nécessaire.
Soutenu par Jean-Marc Pelatan (guitare basse, clarinette, choeur et histoires drôles) c’est un véritable petit orchestre qui s’offre à nos oreilles.
En permanente relation avec son public, Batlik, qui n’a pas honte d’oublier ses paroles, offre un concert riche en émotions. Après deux rappels bien garnis, on en redemanderait encore une bonne heure.
A croire que Batlik est un excellent remède contre les tracas de la vie. A quand un concert de Batlik remboursé par la sécurité sociale ?
Simon L et Aurélie R


















