Elle arrive sur scène comme une petite brise qui nous caresse le visage. Mariee Sioux, jeune californienne de 23 ans s’installe sur sa chaise et prend sa guitare. Elle est là pour défendre, pour nous susurrer les morceaux de son premier album « Faces In The Rocks » : Une heure de voyage dans la culture amérindienne comme si nous étions, avec elle, en communion parfaite avec la nature et ses éléments.
Des chansons comme « Wizzard Flurry Home » ou « Buried in Teeth » virevoltent dans la salle de la Maroquinerie, et finissent par se poser sur nous public, comme des gouttes fraîches de la rosée d’un petit matin.
Car oui, la musique de Mariee Sioux est un appel à la sagesse, à la méditation, à la spiritualité : accompagnée de sa choriste, elle arrive à nous sublimer, à nous envoûter et à nous emmener loin, loin mais alors très loin. Il ne manque plus que les plumes et les tipis pour s’y croire vraiment. Littéralement possédée par ses chants et sa guitare, cette magicienne originaire de Nevada City (tout comme son amie Alela Diane d’ailleurs…), a tout d’une averse qui vient nous mouiller jusqu’à l’os : on s’essore et on se sent tout de suite beaucoup plus libre, beaucoup plus léger.
Comme un événement météorologique amené sur Terre, Mariee Sioux remue, chamboule et transforme les codes de la folk grâce à sa voix cristalline et ses mélodies envoûtantes. Le tout avec subtilité.
Avis de tempête lors des prochains concerts…
V.
Pour d’autres chroniques : http://decannesaparis.blogspot.com



























