Vidéo
Soma Loba, enregistré lors du concert de Manu Dibango au Barbican centre de Londres en 2004, avec Baaba Maal.
07/04/10
MANU DIBANGO Nouvelle Compilation « CHOC’N SOUL » Sortie prévue courant juin 2010 (Frémeaux & Associés)
« Choc’ n Soul » : le titre composé par Manu Dibango en 1978 est un véritable manifeste de la bonne parole prêchée par Manu dans ses élucubrations orchestrales. Le choc de la fusion de l’Afrique originaire avec les musiques afro-américaines-soul, jazz ou disco- réalisée par Manu Dibango entre le succès de son « Soul Makossa », son voyage à Kingston, et ses productions parisiennes de la fin des années 1980. Manu Dibango nous propose un retour sur 12 de ses meilleurs titres parus entre 1978 et 1989. Soul et choc.

Manu Dibango, de l’aurore au crépuscule
Calixthe Beyala retrace la vie du musicien camerounais dans un documentaire diffusé sur France 5
Ce sont plus de 50 ans de carrière que nous fait traverser Calixthe Beyala dans son premier film. Celle de Manu Dibango, chanteur, saxophoniste, pianiste… et observateur attentif et amusé du monde. Devenu une star internationale grâce à son tube « Soul Makossa », le musicien camerounais, pionnier de la World music, se livre avec générosité dans ce documentaire (52min, 2P2L) diffusé ce soir et dimanche matin sur France 5, dans la collection Empreintes.
vendredi 9 avril 2010 / par Franck Salin
« Je ne suis pas pur, je suis un mélange ». D’emblée, Manu Dibango donne le ton. Dans les entretiens accordés lors de la réalisation du documentaire que lui consacre France 5, il nous invite à découvrir les rencontres et les voyages qui l’ont façonné. Manu Dibango, chanteur et poly-instrumentiste camerounais, certes. Mais aussi Français et citoyen du monde. C’est cet artiste-là que l’écrivain Calixthe Beyala, française d’origine camerounaise elle-aussi, veut montrer. Un choix nettement imprimé à la réalisation. Ainsi, dès l’entame du film, alterne-t-elle les séquences où on le retrouve au Cameroun, sur le bord d’un fleuve, puis sur les quais de Seine, à Paris.
Né en 1933, à Douala, c’est dans la chorale d’église où chantait sa mère qu’il a découvert la musique. A l’âge de 15 ans, il part, son certificat d’études en poche, poursuivre sa formation en France. Mais au lieu d’étudier comme ses parents l’exigent, il devient musicien, puis épouse une femme blanche. Des choix que son père mettra plus de 10 ans à lui pardonner. Dans ses pas, nous faisons le grand voyage. Du Cameroun vers l’Hexagone. A Saint Calais, dans la Sarthe, il nous présente ses anciens camarades de lycée. A Paris et à Bruxelles, les clubs où il a fait connaissance avec le jazz. Sidney Bechett, Memphis Slim… Des noirs américains, ces « héros » auxquels il voulait tant ressembler.
Cinquante ans de musique
C’est dans la capitale belge qu’il fait ses premières armes. Y sévissent alors des virtuoses congolais, des maîtres de la rumba. Parmi eux, Joseph Kabasélé (dit Grand Kallé), l’auteur du tube « Indépendance cha-cha », qui le fera renouer avec la musique africaine et stimulera sa réflexion politique. De Bruxelles à Léopoldville, au Congo. Et de Léopoldville à Douala, Manu Dibanbo nous entraîne, de sa voix grave et chaleureuse, dans ses pérégrinations illustrées d’images d’archives. Le jeune homme se cherche. Et de retour dans sa ville natale, en 1963, il devient le propriétaire d’un dancing qu’il peine à rentabiliser.
« Je n’étais pas un homme d’affaire », confesse-t-il. Son choix est désormais fait. Il sera d’abord musicien. En 1965, il part pour Paris. « Ca a été un tournant dans ma vie », estime-t-il. A force de travail, il se construit une expérience et un réseau qui lui permettent de vivre de son art et de gagner en notabilité. Mais ce n’est qu’en 1972 qu’il devient une star, après avoir composé l’hymne de la CAN (Coupe d’Afrique des nations). La Face B du disque a changé sa vie. C’est sur elle qu’a été gravé le morceau « Soul Makossa ». Une chanson aujourd’hui connue à travers le monde et reprise par des artistes aussi connus que Michael Jackson, Rihanna et Akon.
« J’ignorais l’homme au-delà de sa bonne humeur affectée », explique Calixthe Beyala. Aussi, dans son film, nous fait-elle découvrir un autre Manu Dibango. L’artiste, avec ses succès, ses échecs, ses doutes. Le citoyen qui, au crépuscule de sa vie, réfléchit sur l’avenir de la France, du Cameroun et du monde. Aujourd’hui grand-père, il se plaît, d’un continent à l’autre, à transmettre son savoir et ses valeurs à ses petits enfants, son rêve d’« une société où ce n’est pas la couleur qui compte, mais l’humain. »
Manu Dibango Un film de Calixthe Beyala Réalisé par Pascal Vasselin Production 2P2L
09/07/09
Le contact export de Manu Dibango : Charlotte Darnal.
mail : charlottedarnal tabatatour.com
SKP : charlottedarnal
Office direct line : +33 (0)4 68 34 72 83
Fax : +33 (0)4 68 34 88 07
24/09/08
"Tout est bon dans cet African Woodoo inespéré" par Olivier Cachin
"Pendant les années 60, Manu jouait dans l’orchestre de Nino Ferrer. Et dans les années 70, il a conçu un des instrumentaux les plus cruciaux de la soul music, « Soul Makossa », outrageusement pompé en 1982 par Michael Jackson dans « Wanna Be Startin’ Something ». Avec cette compilation précieuse sortie sur Frémeaux & Associés (le label qui déterre les chef-d’ ?uvres cachés), c’est en pur territoire groove que l’on retrouve Manu, génial concepteur de ces 17 tracks instrumentaux conçus pour des illustrations télévisées, des publicités et des supports obsolètes depuis longtemps. Il se trouve que ces compositions étaient restées inédites depuis leur utilisation éphémère, et en ces temps de recyclage, elle sont plus que les bienvenues car elles contiennent tout ce qui fait de Manu Dibango un des plus importants musiciens africains depuis près de 40 ans. Il suffit d’une écoute de « Groovy Flute » (écrit en 1971 pour la pub du poulet de Bresse !) pour comprendre la valeur de ces jams dont il ne reste souvent que les titres : Manu lui-même n’est plus tout à fait sûr de qui y participait, mais on y entend vraisemblablement Slim Pezin, Jacques Bolognesi et quelques autres pointures (Tony Williams, Cedar Walton). Le king du swing est de retour : de « Lagos Go Slow » à « New Wood », tout est bon dans cet African Woodoo inespéré." © Olivier CACHIN pour www.Hitmusemag.com
Lire en pièces jointes d’autres articles consacrés à African Woodoo.
03/07/08
African Woodoo, le nouveau cd de Manu Dibango. Découvrez , en avant première et en exclusivité, trois extraits : Lagos go slow, Du bush à bush et Coconut.

Avec African Woodoo, Manu Dibango offre une sélection personnelle de 17 de ses titres initialement enregistrés entre 1971 et 1975 à Paris et à New York.
Destinés à des illustrations sonores professionnelles pour le cinéma, la télévision ou la publicité, ces oeuvres n’ont jamais été proposées au public sous forme de disque et sont donc largement inédites.
Ces enregistrements d’époque conservent la générosité de ces années et la chaleur de l’enregistrement analogique que nous avons pris soin de conserver lors du transfert numérique.
Ecrits, composés, interprétés et dirigés par Manu Dibango, ces titres démontrent l’extraordinaire fusion culturelle et artistique du compositeur, son intemporalité et sa maîtrise de ses deux instruments d’expression favoris : le saxophone et la direction d’orchestre.
Benjamin GOLDENSTEIN & Patrick FRÉMEAUX
16/07/07
Plus de 80000 personnes pour Manu Dibango en ouverture du festival de Timitar d’Agadir, comme en témoigne ci-dessous l’article de Patrick Labesse dans le Monde du 06.07.07.
« Pas moins de 80 000 personnes assistaient à l’ouverture de la quatrième édition du très populaire festival Timitar d’Agadir, au Maroc, mercredi 4 juillet. Ce rendez-vous est très attaché à la culture berbère. Mais ce soir-là, en coulisses, avant le collectif panafricain de salsa Africando, c’est le saxophoniste camerounais Manu Dibango qui crée le plus d’effervescence. N’ignorant pas que la majorité du public présent sur la place ne connaît rien de lui, le musicien reste sobre quand il entre en scène, se dispense des flatteries de circonstance sur l’accueil des Marocains ou la joie de se produire une nouvelle fois au Maroc. Il se contente d’être musicien. De jouer (bien) et de diriger son Maraboutik big band hautement musical... »
Patrick Labesse

















