Un vent frais de liberté a soufflé en ce mardi 25 mars 2009 dans la salle de l’Alhambra. Entourée d’un public aux cultures différentes, d’âges différents, je me suis ainsi retrouvé à vivre le concert de l’artiste chouchou du moment, qui aurait pu et aurait du d’ailleurs largement gagner le prix révélation du public aux dernières victoires de la musique (qui est allé à Sefyu, mais ceci se passe de commentaire).
Le jeune Florian Peppuy arrive sur scène après une première partie de qualité (Melissmell qu’il falloir suivre de près…) avec ses amis musiciens. Le concert début avec « Mondialisons le moment G » : un texte fort avec une instrumentation originale (enregistrement de « boucles vocales » qui sont ensuite répétées). Ca y est, on a bel et bien les deux pieds dans le concert. Pep’s, sourire éclatant, ne cesse de répéter qu’ils sont heureux d’être là, eux qui travaillent dur depuis si longtemps. Et c’est parti pour le voyage comme il le dit si bien…
Les titres s’enchaînent avec facilité et délicatesse, le public reste réceptif aux jeux de guitare, batterie, basse et scratch des différents musiciens. On aimera beaucoup le texte sur Tristan, que Florian a écrit suite à la disparition de son meilleur ami. Un moment de poésie durant lequel le silence se sera installé. Que ce soit les enfants ou les parents, tous sont comme en communion avec le groupe : ça rit, ça blague, ça communique dans la joie et la bonne humeur. Echange évidemment renforcé lorsque les premières notes de « Liberta » retentissent dans l’assemblée. Dès lors, le public qui s’est évidemment attribué la chanson, fredonne le texte tandis que Florian joue, seul sur sa guitare son tube en acoustique. Un instant très touchant.
Le concert finira par se clôturer avec un double rappel et un standing ovation digne des plus grands. Là où Pep’s plait, c’est qu’il a su, dans ce contexte morose, redonner de l’espoir, de la fraîcheur et de la légèreté à la vie. Les enfants gardent ainsi leur naïveté tandis que les parents, grâce à des artistes comme lui, font tout pour qu’ils la gardent.
Et comme j’aime bien finir par des citations, je vous en laisserai une d’André Malraux qui résume bien ma pensée : « L’espoir des hommes, c’est leur raison de vivre et de mourir. »
V.











