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LES WRIGGLES VONT BIEN, MERCI POUR EUX… par Jean-BIGRUDE*.

Singapour. 22H46 le 4 Octobre 2007

Ils sont gonflés les Wriggles. Je n’ai pas de nouvelles pendant des mois et d’un seul coup on m’appelle au secours.
-  “On a besoin d’une bio… Est-ce que tu peux nous en écrire une ?”. Ils me font marrer. Ceci dit, je n’ai pas réfléchi longtemps avant d’accepter. Les Wriggles sans moi, c’est un peu comme une prison sans suicide, tout le monde s’en fout !

Alors j’vais pas vous mentir. Les Wriggles vont bien. Quand je les rencontre en 1995, ils ont la vingtaine. Antoine, Christophe, Franck, Steph et Frédo se présentent comme comédiens formés à l’école de la rue Blanche. Comme c’est pas à un vieux sénateur qu’on apprend à faire la sieste, je vérifie l’info. Petite enquête courte et efficace qui confirme leur propos à ceci près que leur école s’appelle en fait l’ENSATT. A l’époque, ils survivent grâce à des petits boulots ou des contrats extra-Wriggles. Le plus clair de leur temps, ils le consacrent à défendre leur spectacle au sein d’une compagnie qu’ils ont monté pour l’occasion. C’est là que j’entre en jeu. Depuis, je ne suis pas peu fier d’avoir croisé leur route. Plus de 500 dates au compteur, 3 spectacles, 5 albums, 2 DVD, des Cigales par paquet de douze, le Trianon, le Bataclan, un Olympia bourré à craquer, et pour fêter nos dix ans de collaboration, un Zénith de Paris complet en avril 2005. Il a fallu que je leur monte une équipe de professionnels et je vous l’avoue le résultat me rappelle l’ambiance joyeuse mais déterminée d’un commando des forces spéciales prêt à être parachuté derrière les lignes ennemies. Les Wriggles vont bien, merci pour eux.

Aujourd’hui les Wriggles, ça se joue à trois. Christophe, Stéphane et Frédo continuent l’aventure, Franck et Antoine sont passés à autre chose. Est ce que ce sont les “nouveaux” Wriggles ? J’en sais rien. Tout laisse à penser que rien n’a changé puisque les salles sont toujours pleines longtemps à l’avance, le public est toujours debout à la fin et leurs costumes sont encore rouges. 24 nouvelles chansons, une mise en scène signé Christian Lucas, trois mois de tournée pour rôder le spectacle, un petit passage par Paris (trois Cigales blindées, sans promo) avant d’entrer en studio. Les Wriggles vont bien. Merci pour eux.

“Tant Pis ! Tant mieux !”, c’est le nouvel album des Wriggles. Je l’ai et parole de vieux fumeur de cigare recherché par le fisc, ça s’écoute très bien. A la réalisation on retrouve les trois Wriggles, entouré de leur arrangeur vocal Michel Puyau et de leur ingé-son de toujours, Jérôme Favrot-Maës. C’est un retour aux sources sans passer par la case départ. Thomas Huiban, à la basse, torpille dans les graves et s’impose dans les profondeurs. A la surface se mélangent les voix, les batteries vocales, les guitares nylons et des effets human-post-featuring que seuls les Wriggles sont capables d’inventer. 15 titres qui nous emmènent partout où les Wriggles ont envie de s’arrêter regarder la vie, les gens, la société, l’amour et la mort. C’est rock, c’est doux, c’est groovy, c’est acoustique, c’est trash, c’est mélancolique… Des petites peines du quotidien, on passe au regard critique de celui qui observe le monde qui nous entoure comme quand on écoute un discours du directeur de la banque centrale. Pas dupe !

Pour le visuel, j’ai fait redessiner le “Clown” par Relom. Dessinateur confirmé du monde de la B.D. (Fluide Glacial), il a redonné vie au personnage “symbole” des Wriggles que des bureaux marketing sans scrupules avaient lâchement assassiné. Le clown des Wriggles c’est un peu comme le dealer du coin de la rue. On ne sait pas d’où il vient, comment il s’en sort, ni pourquoi il sourit tout le temps d’un air un peu abruti, mais on sait que sans lui l’immeuble sur lequel il est adossé se casserait la gueule. Son sourire énigmatique n’est pas sans nous rappeler celui de la “Joconde” qui tapine plus bas dans la ruelle, mais son nez rouge et ses poches sous les yeux nous font comprendre que si la fin du monde arrive demain, il aura su en profiter.

Pour illustrer le livret j’ai fait collaborer Relom avec trois de ses collègues : Bouzar, Mo CDM et Julien CDM. Vous ne les connaissez pas ? Ils viennent du monde de la BD humoristique et sont parmi les plus brillants de leur génération. Les Wriggles m’avaient demandé de ne pas trop me la raconter, j’pense qu’ils vont bien. Merci pour moi.

* Jean-BIGRUDE est conseillé et coordinateur des relations internes et externes au groupe sous toutes ses formes, connues ou inconnues à ce jour.

« Tant pis, Tant mieux ! » Nouvel Album des Wriggles Sortie le 19 novembre


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