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Biographie Lucky Peterson

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Après les remarquables The Son of a Bluesman et Live in Marciac, le nouvel album du bluesman américain Lucky Peterson chez Jazz Village s’annonce d’ores et déjà comme un disque important et indispensable dans sa luxuriante discographie.
La raison en est double. Tout d’abord Lucky Peterson joue exclusivement de l’orgue Hammond B-3 et privilégie des morceaux instrumentaux, et puis il propose une instrumentation particulièrement compacte (un trio orgue-guitare-batterie, avec parfois l’ajout d’une trompette ou d’un saxophone) à travers un répertoire clairement orienté vers le jazz, en hommage au grand organiste Jimmy Smith, avec des classiques de son répertoire (The Sermon, The Champ), et bien d’autres surprises…
Ce jazz-là est teinté de soul et de blues. Une musique qui groove et que l’on pourrait qualifier de « jazz’n’blues », comme au bon vieux temps des vinyles de Blue Note. De 1956 à 1963, Jimmy Smith fut d’ailleurs l’une des locomotives de ce label, sachant déployer avec force et élégance de swinguants tracklistings ressemblant à des trains ondulant dans la nuit. Et c’est justement par l’énergique et entraînant Night Train de Jimmy Forrest que démarre cet album, avec la présence en invité du trompettiste français Nicolas Folmer. Un morceau que Jimmy Smith enregistra en 1966 pour Verve avec le majestueux guitariste Wes Montgomery, et qui dans cette nouvelle version, ainsi que sur l’ensemble de l’album, voit Lucky Peterson confier la guitare à un musicien qui sait faire sonner ses cordes entre jazz et funk, dans la lignée du grand Wes... Il s’agit d’un jeune guitariste de San Francisco nommé Kelyn Crapp qui, vu son talent et son sens du feeling, ne restera pas longtemps inconnu !
La batterie est tenue par un musicien de La Nouvelle-Orleans, Herlin Riley, qui a joué notamment ave Wynton Marsalis et Ahmad Jamal. Et puis on retrouve sur deux titres (Jimmy Wants To Groove et Back At The Chicken), un invité particulièrement prestigieux, le plus français des saxophonistes afro-américains, Monsieur Archie Shepp en personne ! Enfin, en clôture de l’album, Lucky Peterson a invité le guitariste Philippe Petrucciani - frère de Michel - afin qu’il joue sa célèbre composition en hommage à Wes Montgomery, Blues For Wes, dans une version particulièrement émouvante. Décidément, un très beau et cohérent casting pour un projet discographique auquel tenait Lucky Peterson depuis fort longtemps.
Rappelons que Lucky Peterson, né à Buffalo (état de New York) le 13 décembre 1964, a démarré sa carrière de musicien très tôt. Son père était chanteur et guitariste, il tenait un club de blues (le Governer’s Inn) et le jeune Lucky a pu s’initier très jeune au blues en rencontrant les plus grands bluesmen comme Muddy Waters, Buddy Guy ou Willie Dixon. Il apprend l’orgue dès l’âge de cinq ans et plus tard, ses professeurs ne sont rien moins que Jimmy Smith, Bill Doggett et Dr. Lonnie Smith ! Et ce n’est que plus tard qu’il apprend la guitare, fortement inspiré par les trois King - B.B, Albert et Freddie. Il rencontre Jimmy Smith lorsqu’il a dix-sept ans et leur relation musicale durera plusieurs années, ils se produiront même sur scène ensemble en duo (tous les deux à l’orgue Hammond !) lors de mémorables jam sessions.
Douze ans après sa mort, il était donc temps que Lucky Peterson rende hommage au génie et à la fougue de Jimmy Smith, en se consacrant uniquement à cet instrument roi et en interprétant pour la première fois de grands standards du jazz comme cette relecture du sublime Misty que l’on est pas prêt d’oublier. Un album à dominante instrumentale, où la voix est tout de même présente à deux reprises : Lucky Peterson lui-même, dans une relecture étonnante du A Song For You de Leon Russell que chanta divinement bien Donny Hathaway en son temps, rebaptisée pour l’occasion Singin’ This Song 4 You ; et puis Archie Shepp qui s’en donne à cœur joie en hurlant le blues de sa manière inimitable, tel un « shouter », dans Jimmy Wants To Groove, une composition signée Lucky Peterson.
Lucky vit depuis vingt-cinq ans à Dallas au Texas, mais depuis de nombreuses années son cœur est devenu français, car le public hexagonal a toujours su l’aimer et lui faire de grands triomphes. Depuis sa signature chez Jazz Village en 2013, Lucky Peterson sillonne notre pays en long et en large et se produit dans la plupart de nos festivals. Pour la première fois, il a enregistré dans un studio parisien - le studio Sextan à Malakoff -, c’était en février 2016 pour ce Tribute, et on imagine très bien le fantôme de Jimmy Smith rire aux éclats et danser comme un fou pendant ces séances mémorables !

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