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31/07/2017 Jazz in Marciac Marciac Réservez !

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Biographie Ibrahim Maalouf

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En 2014, Ibrahim Maalouf reçoit pour son album « Illusions » une victoire de la Musique dans la catégorie Meilleur album de musiques du monde. C’est un moment historique pour lui et pour tous les musiciens puisque c’est la première fois en 29 ans que les Victoires de la Musique récompensent un projet uniquement instrumental.

Le grand public découvre alors un artiste complet dont il ne connaissait que ses collaborations avec Amadou et Mariam, Vincent Delerm, Sting, Matthieu Chédid, Salif Keita, Lhasa de Sela, etc… pour n’en citer que quelques unes.

La même année, il réalise et compose les albums « Funambule » pour Grand Corps Malade qui deviendra double disque d’or, et le très confidentiel « Something came with the sun » pour la suédoise Isabel Sörling tiré seulement à quelques centaines d’exemplaires.

En 2015, c’est une nomination aux Césars pour la bande originale du film « Yves Saint Laurent » de Jalil Lespert qui le remet au devant de la scène, et si composer pour le cinéma est une passion qui lui prend de plus en plus de temps, la chanson n’est pas en reste puisqu’il vient de produire, réaliser et composer sur son label « Mi’ster » l’album qui marquera le retour sur scène de la chanteuse Natacha Atlas.

Ibrahim parcourt le monde depuis la trilogie « DIA » (3 albums sortis entre 2007 et 2011), jusqu’à son hommage à Miles Davis « WIND » sorti en 2012 qui lui valut également la Victoire du Jazz « Artiste de l’année », et pourtant cela n’est que la partie visible d’une vie musicale commencée dès son plus jeune âge. On ne se doute pas du pas du parcours rare de ce musicien éduqué dans une double culture musicale, en grande partie grâce à l’instrument unique au monde inventé par son père Nassim Maalouf, la trompette à 1/4 de tons, qui permet de jouer les modes propres à la musique arabe.

Ibrahim hérite d’une petite perle de l’histoire musicale contemporaine, les instruments acoustiques inventés de nos jours sont en effet bien rares.

Et si son père lui enseigne l’art de l’improvisation arabe, il l’éduque également très jeune à la technique de la trompette classique pour jouer avec lui des concertos baroques, classiques, modernes et contemporains, dès l’âge de 9 ans un peu partout en Europe et au Moyen-Orient.

Au tout début des années 2000, avec plusieurs prix de concours internationaux en poche ainsi que le diplôme du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Ibrahim avant tout compose et improvise. Il se nourrit de tout, au travers des rencontres, allant du hip hop à la musique électronique, en passant par les musiques africaines, indiennes, balkaniques, le jazz, le rock, le hard rock, la pop, les musiques sud américaines ou simplement la chanson.

De ces rencontres naissent donc ses compositions et créations, que ce soit pour ses albums ou pour des commandes de festivals, compagnies de danse, films ou orchestres.

Ibrahim compose et ne s’en lasse aucunement.

Avec de nombreuses oeuvres pour orchestres symphoniques, chorales, choeurs d’enfants, ensembles divers, avec ou sans sa trompette 1/4 de tons, Ibrahim explore, cherche et ne s’interdit rien.

Ibrahim est un enfant de Beyrouth, né sous les bombes en 1980, dans un Liban décimé par la guerre civile. À 12 ans, il se rêve en architecte libre pour reconstruire son pays. Ce sera finalement grâce à sa musique qu’Ibrahim transmettra son souffle de liberté.

La transmission est même devenue un élément majeur de son travail.

Il rencontre toutes les semaines de futurs musiciens professionnels classiques étudiants dans les conservatoires parisiens et qui apprennent avec lui à se libérer de leurs codes pour découvrir un espace d’expression qu’ils connaissent peu : l’improvisation.

Ses albums, ses collaborations et ses nombreux projets à venir sont le reflet de cette liberté qu’Ibrahim Maalouf revendique avant tout.


KALTHOUM et RED & BLACK LIGHT

« Kalthoum » et « Red & Black Light » sont deux albums en hommages aux femmes.

« KALTHOUM » est une célébration des femmes qui ont bouleversé le cours de l’histoire et dont l’influence artistique a eu un impact jusque dans nos vies actuelles. J’ai donc choisi une figure emblématique, véritable monument de l’histoire du peuple arabe, et qui est par ailleurs la voix que j’ai le plus écoutée depuis ma toute petite enfance : Oum Kalthoum.

Mon père était un grand fan de l’étoile de l’orient, et si il portait dans son coeur de nombreuses autres voix sublimes telles que celles de Feiruz, Abdel Wahab, Wadih El Safi, ou Souad Mohamed, c’est celle de Oum Kalthoum qui élevait selon lui au plus haut l’art du « Mawal », cette tradition qui consiste à improviser pendant de longues minutes selon une technique et une virtuosité propres aux modes traditionnels arabes.

Il m’a appris à chanter ses chansons les plus connues, et était toujours soucieux que je les interprète avec le plus de justesse et de précision possible, tant et si bien qu’elles ont imprégné durablement ma vision du lyrisme et de l’interprétation vocale. N’étant moi même pas chanteur, j’essaie à travers mon instrument de transmettre cet amour que j’ai pour un art finalement extrêmement peu pratiqué, celui de « Tarab ».

C’est évidemment très complexe de tenter d’expliquer ce qu’est le « Tarab » en musique, puisque c’est une émotion, une sensation d’extase, un art de vivre heureux, alors il m’a semblé plus judicieux de tenter une expérience, un exercice de style, celui de la traduction musicale.

Avec le pianiste Frank Woeste nous avons « transcrit » dans un jazz assez conventionnel, mais nous l’espérons innovant de par son métissage, l’un des plus grands succès de la diva égyptienne : « Alf Leila Wa Leila » ( « Les Mille et une Nuits »).

Cette chanson de 1969 composée par Balighe Hamidi est une suite d’environ une heure (durée commune à cette époque pour les oeuvres de cette catégorie), avec un refrain de 3 minutes et des couplets allant de 5 à 25 minutes.

L’improvisation, dans la version originale comme dans cette version-ci, tient une place importante, mais cette suite est surtout une succession de tableaux dont la mise en scène fût passionnante à retranscrire.

Notre version étant exclusivement instrumentale, la poésie du chant original n’est pas reproduite, mais laisse place à une interprétation beaucoup plus libre d’un point de vue stylistique.

Mon but étant d’exacerber autant que l’oeuvre le permet, les aspirations contemporaines d’une musique ancrée dans une tradition dont elle n’a de cesse de chercher à se libérer.

Déjà pour l’époque, l’écriture est un compromis entre tradition arabe et orchestration occidentale. Cette vision artistique est aussi pour moi une façon de prouver musicalement que la culture arabe est compatible en toute simplicité avec les codes occidentaux, sans pour autant renier son identité d’origine.

Ces mélodies arabes que nous reprenons, bien que fondamentalement traditionnelles, se mélangent très facilement aux harmonies, et aux rythmes du jazz new yorkais.

Le point commun entre ces deux cultures musicales est l’improvisation, et c’est sur ce terrain que s’inscrit le dialogue. C’est le dénominateur commun qui rend ‘échange possible.

Enregistré et mixé à New York avec la même équipe que l’album « Wind » (2011) qui était un hommage à Miles Davis, c’est en toute logique que j’ai envisagé « KALTHOUM » comme une continuité de cette belle aventure discographique avec Larry Grenadier (Contrebasse), Clarence Penn (Batterie), Mark Turner (Saxophone) et Frank Woeste (piano).


« RED & BLACK LIGHT » est une ode à la femme d’aujourd’hui et à son rôle fondateur et fondamental dans l’espoir d’un avenir meilleur.

Les femmes de ma famille ont eût, et ont encore aujourd’hui, une influence incommensurable sur tout mon travail musical. Notamment parce que leur façon de gérer la vie quotidienne et celle de leur entourage m’inspire considérablement dans l’écriture de mes compositions. Malgré des vies en labyrinthes, complexes et souvent dramatiques, elles portent en elles une force et une stabilité similaires à une forme de transe inébranlable. Elles me donnent l’impression de ne jamais perdre de vue ce qui est essentiel. Elles réussissent à rendre accessible chaque difficulté de la vie en ne gardant que ce qui compte, en libérant les énergies négatives et en évacuant toutes les inutilités parasites qui souvent nous empêchent de voir les choses fondamentales.

Elles ont ce quelque chose de magique, cette résilience constante, qui fait de chaque drame une force, et de chaque moment de la vie un souvenir inoubliable. Elles n’ont pas peur de donner de l’amour même dans les moments difficiles et lorsqu’elles sont en position de force, elles en distribuent sans compter.

Leur souplesse et leur ouverture d’esprit ont transformé chacune de nos inquiétudes, de nos angoisses en une recherche insoupçonnée de bonheur et de simplicité. Cette philosophie de vie qu’elles m’ont transmis est sans aucun doute selon moi le résultat d’une éducation puissante ancrée dans sa la tradition, mais qui a su aussi se moderniser sans avoir peur de se remettre en question.

C’est ainsi que j’ai envisagé cet album. Ne pas avoir peur de développer mes mélodies et de les libérer de leur aspect traditionnel, parce que précisément cette tradition est inhérente aux mélodies même. Peu importe le traitement musical, elle n’est donc pas remise en question. Il s’agit de mettre en valeur ces mélodies au delà des limites connues de leur propre existence, en leur donnant une autre lecture, un sens nouveau.

Axé sur une esthétique plus actuelle, plus électro, voire pop, cet album est constitué de mes compositions ainsi que d’une reprise d’une diva d’aujourd’hui, Beyonce. Bien qu’étant particulièrement complexes dans leur écriture (avec des polyrythmies en 19, 17 ou 27 temps par exemple), nous avons, avec les 3 musiciens qui m’entourent, arrangé ces thèmes musicaux, de manière à ce que jamais le poids de l’écriture et de la complexité rythmique, ne soit subi par l’auditeur. Nous avons souhaité contourner le piège de l’élitisme, de la performance et de l’écriture scientifique pour élaborer un album transparent, limpide et abordable pour tout le monde, sur lequel le public peut même danser ou chanter, mais qui regorge néanmoins d’une multitude de superpositions insoupçonnées de thèmes, d’harmonies et de rythmes, que seule une lecture mathématique de l’album pourrait trahir.

Enregistré à Ivry sur seine (France) avec Eric Legnini (Claviers), François Delporte (Guitare) et Stephane Galland (Batterie), cet album est avant tout une envie de dessiner avec simplicité l’importance et la nécessaire complexité des choses et des personnes essentielles.

ILLUSIONS

Ibrahim Maalouf a découvert la trompette avec son père Nassim Maalouf, un ancien élève de Maurice André et le premier trompettiste Arabe à jouer de la musique classique occidentale. Il a étudié le concerto classique, baroque et contemporain et dans le même temps, il a toujours baigné dans la musique orientale classique, ethnique et traditionnelle. Ces genres reposent sur les "makams" (modes orientaux) et Ibrahim est en mesure de les reproduire aujourd’hui grâce à l’invention de son père dans les années soixante : "la trompette à quart de tons" (avec un quatrième piston).

Ibrahim a reçu de nombreux prix internationaux, notamment le premier prix du Conservatoire National Supérieur de Paris. Multiculturel dans son approche de la musique, il a souvent collaboré avec des artistes qui ne se cantonnaient pas qu’à un seul genre, tel que Sting, Amadou et Mariam, Matthieu Chédid (M), Marcel Khalifé, Salif Keita...

Son dernier projet, "Illusions", est un album spécialement composé pour la scène. Ibrahim Maalouf y est accomagné de son fidèle groupe, Frank Woeste au clavier, François Delporte à la guitare, Xavier Rogé à la batterie et Laurent David à la basse, mais il tente une expérience innovante en ajoutant 3 trompettistes (Youenn Le Cam, Yann Martin et Martin Saccardy). Ils ont été initiés par Ibrahim aux quarts de tons, pour apporter une énergie supplémentaire au groupe.

«  L’envie de traiter le thème de l’illusion m’est apparue dès ma première désillusion.

Enfant, je rêvais d’un monde où les êtres humains pouvaient se parler sans crier, dialoguer sans se faire de mal et construire ensemble sans chercher à détruire ce qui leur semble ne pas convenir chez l’autre. J’ai donc vite compris que le monde ne tournait pas dans le même sens pour tout le monde. 

En grandissant j’ai saisi que nous étions capables de parler des mêmes sujets, d’être en accord les uns avec les autres dans de nombreux domaines, sans pour autant avoir la même perception des choses. Et parfois, à contrario, il pouvait y avoir de profonds désaccords alors que l’essentiel des idées étaient communes.

Les magiciens par exemple sont extrêmement doués pour nous faire visualiser cet antagonisme en faisant passer notre désir pour une réalité. Nous savons qu’ils "trichent" et pourtant, nous continuons d’y croire en faisant abstraction du subterfuge car nous apprécions le spectacle.

Cette magie dans mon petit monde intérieur se matérialise par la musique.
Comment partager le regard que je porte sur le monde avec les gens qui m’entourent ?

J’ai la sensation que la musique peut répondre à cette question. Et j’ai voulu que cet album soit festif et plein d’énergie positive pour qu’entre le sujet traité, qui en l’occurrence est assez sérieux, et la musique que l’on écoute, il y ait une vraie différence, de manière à bien comprendre cette notion de perception et ainsi réduire cette distorsion entre les différents regards que l’on pose sur les choses.

En ce qui me concerne, par exemple, lorsque je vis un moment heureux, c’est souvent à cet instant que mes pensées sont les plus nostalgiques et à l’inverse, lorsque je vis des moments complexes et tristes, mon âme, pour se protéger et par instinct de survie, me pousse à danser et faire la fête pour ne pas sombrer.

Cet album commence avec le point de vue le plus dramatique des choses : le cynisme. Il évolue ensuite lentement vers la lumière et l’espoir.  »

A l’occasion de la sortie de ce nouvel album, Ibrahim Maalouf entame une tournée en Asie à partir du 6 octobre au Jarasum Jazz Festival en Corée et qui s’achèvera le 15 octobre au Shangaï Center Theater.
Cette tournée s’effectue avec le soutien de l’institut Français et de l’Ambassade de France en Chine.

WIND

En concert à l’Olympia, le lundi 24 mars 2014 à 20h00

En 2010, lorsque la Cinémathèque Française m’a proposé, avec le soutien du Fonds d’Action Sacem, de choisir un film parmi les quelques films muets du catalogue Albatros sélectionnés pour être réédités, je n’imaginais pas encore que cette expérience allait concrétiser plus que jamais deux rêves que j’avais depuis si longtemps.
Le premier était de composer une musique de long métrage. Quoi de mieux qu’un film muet pour ma toute première commande de musique de film ! Plusieurs longues minutes de silence à combler selon mon envie. Pas d’interdits, pas de règles. Juste une certaine cohérence artistique à trouver.

Le deuxième était d’écrire une musique qui pourrait profondément s’inspirer de celle de Miles Davis composée pour « Ascenseur pour l’Echafaud » réalisé par Louis Malle, mais avec la trompette à quarts de tons.
La musique de ce film a longtemps hanté mes jours et mes nuits. Elle est l’une des rares musiques qui m’ont fait aimer l’instrument que je joue. J’avais envie de reproduire cette atmosphère mystérieusement mélancolique et emplie de suspense en y apportant une couleur arabe forte mais discrète, mélangée au typique quintette de jazz exploité de nombreuses années par le mythique quintette de Miles.
Ce projet a donc réuni ces envies et c’est avec grand plaisir que j’ai choisi, dans la sélection proposée, « La Proie du Vent » réalisé par René Clair, dans lequel plusieurs thèmes semblaient correspondre aux atmosphères que je souhaitais développer pour l’image.
Le souffle avant tout. Le vent. Le voyage. La mélancolie de l’éloignement. Le déchirement entre le pays d’où le héros est visiblement originaire et le pays imaginaire appelé ironiquement « Libanie », où le héros du film, pilote d’aviation, atterri, après un périple dangereux de plusieurs heures, secoué violemment par le vent. Mais aussi la schizophrénie de la femme dont il tombe amoureux, l’ambiance mystérieuse de certaines scènes troublantes, l’humour de certaines autres, autant d’éléments de ce film qui allaient m’aider à trouver toutes les émotions que je souhaitais explorer avec ce quintette.
Le doute, la suspicion, l’attente, l’interrogation, l’attente encore, l’excitation, la certitude, la sensualité, les complications, les surprises, et le doute à nouveau ainsi que le mystère, sont les titres des morceaux de cet album, mais aussi les émotions que j’ai ressenties dans cet ordre en découvrant le film la première fois. Ce sont aussi les sentiments que j’éprouve dans ce même ordre lorsque je suis dans un processus de composition.

Au tout début, le doute face à l’infini de la création artistique. Puis vient la suspicion et la peur légitime d’être dans l’imitation, la répétition ou le non sens. L’attente qui est nécessaire pour mûrir un thème, une harmonie ou un rythme. Et viennent alors les questions et les réponses à ces questions qui parfois, tranchent dans le sens d’une idée, d’autres fois, dans le sens inverse. L’attente à nouveau. Le charme et la sensualité qui viennent qui mettent leur nez un peu partout lorsqu’il s’agit d’art et qui font basculer aussi les idées dans un sens ou dans l’autre. Les premières complications sérieuses auxquelles je dois faire face, puis les bonnes surprises imprévues que je laisse me guider et m’envahir. Et c’est à nouveau le doute qui s’installe, et ainsi de suite le processus est à nouveau le même encore et encore. Ce n’est qu’à la toute fin de ce processus qu’intervient le mystère. Il est la toute dernière sensation éprouvée et il restera pour toujours un mystère. Celui du jour où l’on sent soudainement qu’une musique est terminée, qu’ajouter ou ôter un élément à cette musique la desservirait considérablement. Il arrive sans prévenir… Cet étonnant moment où chimiquement tout semble logique. Tout semble se tenir. Le moment où la mélodie, la composition, l’album, le film, prennent tout leur sens alors qu’à peine quelques heures avant j’étais encore dans une recherche qui me semblait infinie.
J’ai eu un immense plaisir à décrire musicalement ces sentiments qui représentent les battements de cœur de mon travail au quotidien. Hors de portée de toutes les difficultés de la vie, ils viennent me rappeler tous les jours que le souffle qui me construit est celui de la création. Que lorsque cette création s’interrompt, le souffle s’arrête, le cœur ne bat plus. Et qu’il est nécessaire et indispensable que ces sentiments, dans la musique ou dans le reste, continuent d’être vécus, afin de ne jamais s’arrêter de créer et d’évoluer.
Je dédie cet album à Miles Davis dont le génie a complètement inspiré mes compositions. C’est aussi la première fois que j’enregistre un album en « live studio » c’est à dire avec tous les musiciens sur place en même temps. C’est donc une première à plus d’un titre. L’album a été enregistré à New York City en une demi journée. Les morceaux ont été enregistrés en une seule prise. Pas d’artifice de post production. Le mixage a été réalisé le lendemain dans le même studio. J’ai également choisi de travailler avec des musiciens de jazz capables de flirter avec mes sonorités arabes, sans être déstabilisés. L’équipe New Yorkaise est un trio composé de Larry Grenadier (basse), Clarence Penn (batterie), Mark Turner (saxophone). Ces musiciens sont particulièrement respectés dans le milieu du jazz traditionnel et avant-gardiste pour leur ouverture d’esprit, leur créativité et leur musicalité. Et j’ai eu envie de faire intervenir le pianiste Frank Woeste dans les arrangements afin d’être le plus « juste » possible dans ma démarche musicale. Frank est aussi un excellent arrangeur et compositeur de jazz. Il m’a beaucoup aidé à améliorer l’aspect jazz de mes compositions en y apportant une dynamique légèrement plus conventionnelle.
C’est un rêve qui s’achève et le doute qui réapparaît comme toujours avec la sortie de cet album.
Je remercie encore mille fois Alejandra Norambuena Skira, secrétaire générale du Fonds d’Action Sacem, ainsi que Serge Toubiana, directeur général de la Cinémathèque Française, qui sont à l’origine de cette commande, qui m’ont fait confiance et grâce à qui j’ai pu composer ma première musique pour un long métrage.

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