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Jowee Omicil

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BIOGRAPHIE
Let’s just basH ! D’emblée, il place l’ambiance. « Positive stylée », comme on dit en Jamaïque.

C’est donc ainsi qu’il a baptisé son nouveau disque, en référence aux « bash parties », les fêtes joyeuses outre-Atlantique, « rien à avoir avec l’expression « bâcher » en français. C’est plutôt tout le contraire : Il faut tourner le négatif en positif, comme le « bad » de Michael Jackson ! Il enchaîne par quelques bons mots en portugais, puis en espagnol, histoire de dire. Pas de doute, Jowee Omicil est à l’image de son nom : il ne ressemble à personne…

Aujourd’hui, même s’il a encore un pied à Miami, c’est à Paris qu’il se retrouve, tel qu’en lui-même. Le boulimique de musiques doublé d’un insatiable voyageur y assouvit son appétit. Toutes les saveurs, tous les ingrédients se manifestent ici. Là, il trouve la matière première pour élaborer le total mix qu’il a en tête, sans perdre ce qui fonde son discours. Je viens de l’église. Au fond, le gospel est toujours présent. C’est encore le cas avec son nouvel album, son premier disque « international », où le storytelling mélodique demeure essentiel. Il faut raconter des histoires avec la musique. Sinon, ça sonne creux. La musique, je ne la fais pas pour moi, mais pour que les gens y trouvent un refuge, une échappatoire. Tous les jours, j’ai des sons dans ma tête mais il faut que je sache les partager. Pour brasser les idées qui habitent son esprit, la créolité reste le creuset. À ses côtés, il a ainsi convoqué un casting du genre extra-large : le Libérien Kona Kahsu (basse), le Guadeloupéen Jonathan Jurion (claviers), les Camerounais Jendah Manga (basse) et Conti Bilong (batterie), les Martiniquais Michel Alibo (basse), Emmanuel Bertholo Tilo (batterie), Justwody Cereyon (basse), le Guyanais Jean-Phi Dary (claviers), le Serbe Nenad Gajin (guitare), le Canadien Jeffrey Deen (percussions)…

Le saxophoniste invite à un good trip, où l’on croise en chemin La bohème d’Aznavour transfigurée et l’esprit du Cap-Verdien Luis Morais, l’âme de La Nouvelle-Orléans et un hommage masqué à Tinariwen, un titre en clin d’œil à Jay Z, d’autres plus proches de la musique indienne… On franchit même Le pont d’Avignon en mode afropop. Il y danse, comme ailleurs il peut jouer sur le ton de la confidence, comme lorsqu’il conclue le thème sobrement dédié à son ami Roy (Hargrove) au cornet ! J’ai toujours voulu jouer de la trompette. Je m’y suis mis sérieusement il y a deux ans, avec une pocket trumpet à la Don Cherry. C’est plus viscéral que le saxophone. Il faut savoir chanter avant même de placer les doigtés, insiste celui qui peut aussi bien se mettre derrière le micro, comme bon lui chante. Ailleurs, il salue Miles, en mode sourdine, et plus loin il enfourche la clarinette, dans un style à l’ancienne. L’album est un voyage multidirectionnel, notamment dans des pays que j’ai déjà foulés, et d’autres imaginaires. Il y a une telle diversité de sons dans ma musique que c’est comme cela que je voulais la présenter, à l’occasion de mon premier disque produit par une grande maison de disques. Le voyage, c’est fondamental. Qu’un auditeur ferme les yeux, boucle la ceinture de son siège, et parte ailleurs, c’est déjà réussi. Pour moi, c’est ça la musique, rien de compliqué : tu kiffes ou pas ! So let’s go, let’s basH…

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