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MANU KATCHE

Le précédent quartet de Manu Katché, enregistré au New Morning en 2014, se faisait remarquer par son absence de bassiste. Surprise, le batteur star revient pour ce nouvel album en studio, « Unstatic », avec une formation enrichie d’une contrebassiste, Ellen Andrea Wang. Ce nouvel opus, immensément jouissif, se découvre comme une suite de paysages sonores, dont les couleurs se mélangent avec douceur, sans sursauts perturbants, même s’ils comportent souvent des poussées d’énergie très communicatives.

Fait de onze titres qui invitent au voyage, aux thèmes immédiatement mémorisables, ce disque nous enrobe, comme dans les rotations savantes d’un derviche tourneur. Outre l’intense plaisir qu’il procure, il révèle chez son leader un sens de la composition de plus en plus serein.
Ellen Andrea Wang impose son autorité souple dès le premier morceau, « Introducción », insufflant un chaud roulis de rumba, annonciateur de plaisir. Le deuxième morceau, « Unstatic », claque sur un groove élastique, sans cesse en mouvement, qui alterne pulsation jazzy et métrique funky, entrecoupées de poches de silence, où le leader glisse ses ponctuations si caractéristiques, en forme d’excitantes flambées rythmiques.

Manu Katché "Clubbing", album "Manu Katché - Live in Concert", 2014

Le thème de « Flame & Co », d’emblée entêtant, est encore exposé par la contrebasse, décidément essentielle. Il préfigure l’un des titres les plus cinématographiques et visuels du disque. Dans « City », la batterie impose une tension franche, une urgence propulsée par une caisse claire au timbre nerveux, exprimant toute l’agitation stressante des métropoles fiévreuses qui ne dorment jamais. Une cassure nette stoppe le titre, nous laissant en suspend, prêt à découvrir la suite. « Blossom » installe une ambiance recueillie de gospel, d’où s’échappe un saxophone alto qui sonne comme un prêche. Les voix conjointes de Manu Katché et d’Ellen Andrea Wang s’assemblent vers la fin, dans un ostinato chanté bienvenu.

« Daze Days » est sans doute la ballade la plus émouvante de l’album, où les qualités vocales du saxophone alto de Tore Brunborg débordent, nous touchant droit au cœur comme un crooner de métal. Son intervention est reprise par les volutes retenues de la trompette de Luca Aquino, posée sur les balais caressants du compositeur, imprimant à l’ensemble un groove sûr. « Rolling » introduit une parenthèse qui, comme son titre le dit, roule toute seule.

Manu Katché, "Drum Solo", album "Manu Katché - Live in Concert", 2014

Un concentré d’easy listening élégant, ponctué par un bref gimmick de piano entêtant qui sert de fil rouge, rehaussé d’un chorus de trombone de Nils Landgren, épaissi par un puissant effet. « Ride Me Up » débute par un piano martelé, presque comme un jouet, très vite remplacé par d’amples nappes de cuivres et de claviers, surmontées par des échappées jazzy de Fender Rhodes. Le piano de « Trickle » est beaucoup plus contemplatif, d’une gravité quasi ravélienne, soudain éclairée par une batterie lascive qui amène un superbe thème sur lequel on s’envole, avant de rencontrer un bref trou d’air de contrebasse.
Le piano de Jim Watson, lâché en liberté comme un poulain ivre, y lâche un solo téméraire mais jamais perturbant. « Out of Sight », une fois de plus amorcé par la contrebasse, provoque une délicieuse attente, suivie d’un after beat insistant, sur lequel les deux cuivres viennent s’enlacer en douceur, comme un couple d’oiseaux de nuit. « Presentation » achève le voyage.

Dans une atmosphère moelleuse de lounge chic, sous-tendue par une dentelle de charleston, Manu Katché nous présente chacun de ses amis musiciens. Tel un metteur en scène comblé qui clôturerait une représentation, il nous raccompagne à la porte de son théâtre musical, en attendant de nous revoir bientôt. Il peut être certain que nous y reviendrons souvent

***

Né à Paris, Manu Katché s’est d’abord tourné vers le piano — on peut l’entendre en solo sur cet instrument dans l’album sur “Dusk on Carnon” — pour finalement choisir de se consacrer aux percussions lors de ses études au Conservatoire de Paris. Son style de batterie très personnel dérive d’une combinaison entre une maîtrise de la caisse claire et des timbales acquise dans le cadre de ses études classiques et un intérêt personnel pour les traditions rythmiques africaines liées à ses origines. Son travail sur l’album de Peter Gabriel “So“ suivi de sa participation à la tournée mondiale d’Amnesty International aux côtés de Gabriel, Sting et Tracey Chapman lui ont rapidement offert une renommée inernationale qui lui permit d’enregistrer et jouer avec des artistes comme Joni Mitchell, Robbie Robertson, Dire Straits, Simple Minds, Youssou N’Dour, Joan Armatrading, Joe Satriani et des dizaines d’autres. Il a participle à de nombreux disques de Jan Garbarek comme “ I Took Up The Runes”, “Twelve Moons”, “Visible World”, “In Praise of Dreams”, et l’album live “Dresden”. Il a enregistré son premier disque en leader pour le label “Neighbourhood” en 2004 suivi en 2007 par “Playground” puis en 2010 par “Third Round”.

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