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Nicolas Peyrac - Biographie

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Ce serait une bio courte, en deux ou trois étapes, histoire de pas trop ennuyer.
Y aurait la période entre 1949 et 1975, de la naissance au grand plongeon, de l’insouciance à la spirale, de l’idée jusqu’à sa mise en œuvre, avec les parents médecins, la Bretagne en fond d’écran, leur divorce et les soubresauts, les retours de nuit en car le dimanche soir quand s’arracher au film de fin d’après-midi sur la seule chaine de télé est déjà une douleur. Il y aurait les filles qu’on n’ose pas aborder, la découverte du Lycée Français de New-York à l’heure où la puberté commence à faire des dégats sur la peau et dans le cœur, la première guitare offerte pour déjà essayer de combler la timidité par une existence différente, en marge, déjà. On pourrait ajouter au tableau Brel et Ferré tournant en boucle sur l’électrophone maternel bien avant la découverte des Beatles deux ans plus tard juste après un retour en France avec encore et toujours la certitude que la vie ne serait pas une décalcomanie de celle des autres. On glisserait sur les première amours forcément éternelles, sur le bac en juin 1968 à l’heure où certains préfèrent les manifs du quartier latin aux douceurs du parc de Saint Cloud.
Une touche d’études de médecine, une grosse touche même, entre La Pitié Salpétrière et le CHU de Cocody à Abidjan, parce l’Afrique pourquoi pas et que maman chef de service là-bas et que la France décidément ne manque à personne. On peut évoquer les quelques 400 chansons écrites avant pendant et après les cours qui intéressent sans vraiment passionner, Julien Clerc et Étienne Roda Gil en perfusion permanente, la radio écoutée grâce aux ondes courtes, Elton John et James Taylor et Donovan et Dylan en sourdine et en continu.

Et puis un jour de 1975 So far away from LA sur les ondes, un hymne au père quelques mois plus tard, et puis Je pars et Le vin me saoûle jusqu’à Good bye California comme pour tirer un trait sur l’Amérique et sur la maman qui vous quitte à jamais…
Le reste serait anecdotique, entre parenthèses, marches jusqu’au ciel, toboggan vers l’enfer, les passions les déprimes et le reste, avec toujours cette envie d’écrire plus forte que tout, cette envie qui fait renaître et avancer les jours où le ciel est si bas qu’on pourrait s’y cogner rien qu’en y posant les yeux.
Jusqu’à la découverte de l’autre, celle qu’on attendait plus, prête à vous suivre à Montréal pour vous faire les hivers moins froids pendant quinze ans, à vous prendre la main jusqu’en Chine pour serrer contre soi un bout de chou de dix huit mois qui vous racontera la vraie lumière, l’inédite, l’aveuglante.
J’essaierais aussi de raconter pourquoi en 2011 cette envie de revoir tout le parcours entre Le Golden Gate et Monterey, d’enregistrer 24 chansons en direct avec les indispensables complices musicaux de quinze ans ou presque, pour bien montrer que toujours la même passion, la même énergie, le même plaisir pour l’écriture…
Bien sûr tout ça ne serait qu’un concentré de vie, entrecoupé de disques, vingt à ce jour, de concerts, dans des lieux mythiques ou improbables, de livres, le quatrième verra le jour dans peu de temps, d’émotions formidables, dans le bon et le mauvais sens, jusqu’à aujourd’hui, avec au fond des yeux les irremplaçables, les sans qui plus rien n’aurait de sens, dans une maison retrouvée, là où l’ombre d’un père veille à jamais pour mieux écrire et encore avancer.

Il faudrait aussi que je parle de cette découverte du plaisir de rejouer de la guitare et de l’envie qui me prend un jour de 2014 de partir seul sur les routes pour des concerts Acoustiques Improvisés ; acoustiques parce que seule une guitare se promène avec moi et improvisés parce que la liberté totale engendrée par le fait d’être revenu aux origines de l’écriture permet de décider pendant le concert des chansons qui passent par la tête et s’imposent au fil de la soirée…
Je parlerais aussi de cette rencontre avec Yves Jaget et de l’écriture et de l’enregistrement d’un nouvel album intitulé Suffit que tu oses arrangé enregistré mixé et réalisé par ce monsieur étonnant auquel Sting doit le son de Soul Cages et Sheller ses plus belles pages…
Et évidemment je remercierais François Pinard pour sa confiance puisque le disque sort sur son label et je n’oublierais pas d’embrasser La Baronne grâce à qui depuis un certain temps. mes écrits se déplacent jusqu’aux média…
Bref, si je devais raconter ma vie, ce serait peut-être ce que je dirais.
Allez, à plus tard.

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