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Billetterie The Legendary Tigerman

THE LEGENDARY TIGERMAN

“TRUE”
Nouvel album le 10 mars 2014

Comment devient-on légendaire ?

Comme dans les fables et légendes, The Legendary Tigerman est sujet à toutes les métamorphoses. Il fut un don Juan du blues élégant, puis une figure glam, maquillée, sur la pochette de son album « Femina », où il avait invité la chanteuse iconique Asia Argento. Aujourd’hui, c’est un tout autre personnage qui apparaît, une réincarnation d’Eddie Cochran, tout de noir vêtu, un badge accroché sur le revers de sa veste. Il fallait au moins cela pour interpréter avec ferveur, dans son sixième disque, True, le classique « Twenty Flight Rock ». « Eddie Cochran est une passion depuis mes quinze ans. J’avais ma période rock and roll. J’aimais Gene Vincent aussi. Cela faisait longtemps que je voulais reprendre une chanson de Cochran. J’ai mis beaucoup de temps à obtenir quelque chose de satisfaisant. Je cherchais à produire un effet primitif. »

Né au Mozambique en 1970, Paulo Furtado a grandi dans la petite ville de Coimbra, au Portugal, entre rêves et ennui. Sa seule occupation est d’écouter de la musique, d’échanger des disques avec des amis. Internet n’existe pas, et c’est un peu par hasard que le garçon, à l’âge de quinze ans, découvre le rock and roll, les bluesmen du Mississippi, T Model Ford et R.L Burnside, plus tard, le groupe punk Cramps et un autre plaisir coupable d’adolescence, le duo Suicide de Martin Rev et Alan Vega.
L’hydre magnifique est entrée en lui, et n’en ressortira plus. Il vit même sans le savoir une existence de bluesman, passant l’été en Suisse où il ramasse le tabac dans les champs. Il achète à Hambourg sa première guitare électrique.
Le Legendary Tigerman est né, homme-orchestre qui joue aussi de la batterie et du kazoo. Il trouve son nom en se souvenant d’un blues du chanteur Rufus Thomas, « Tiger Man », et d’un fameux modèle, le Legendary Stardust Cowboy, un « one man band » américain des années 1950. « On me disait : tu viens de commencer, et tu es déjà légendaire ? » se rappelle-t-il, le regard plein d’ironie. « Je disais oui : c’est la meilleure façon de le devenir, non ? Bon, cela prend un peu de temps. Tous les « one man band » ont des noms un peu grandioses. Le mythe du super héros. Parfois, beaucoup oublient le principal, écrire des chansons ! J’aime bien ce format primitif et limité, mais je n’ai jamais été dans le cirque ! »

La Bête sauvage

Car Le Tigerman maîtrise de bout en bout la bête sauvage bouillonnant au fond de lui, jusqu’en bas de ses jambes. Il a enregistré True, petite boule de nerf hypnotique, en une semaine dans le studio Valentim de Carvalho, à l’Ouest de Lisbonne, où l’idole Amalia Rodriguez gravait jadis ses glorieux fados. « Les micros d’époque sont encore là. Cet endroit mélange le vintage et le moderne, exactement comme ma musique. » Il a appelé plusieurs musiciens. L’organiste Felipe Costa, le saxophoniste Filipe Melo, et la pianiste au nom d’Indienne, Rita « Redshoes », ont tissé les arrangements de cordes sur deux morceaux, le lancinant et tendu « Wild Beast » et le doux « Love Ride », et de cuivres pour « Gone ». « J’aime bien créer une musique avec du silence, et sans trop d’instruments. Mais j’avais envie aussi d’écouter quelque chose de différent. True est un mélange de one man band et de groupe. »
Une force animale booste « Dance Craze » et « 21st Century Rock’n’Roll ». Legendary Tigerman cherche l’essence du rock, sa nature la plus organique, comme dans la reprise du morceau de Booker T And The Mg’s, Green Onions. « Parfois, on pense que tous les gens connaissent les classiques, et en fait, ce n’est pas toujours le cas. Les kids de 18 et 19 ans n’ont jamais entendu Green Onions. Les Cramps avaient l’habitude de reprendre des chansons inconnues. Je propose une version différente, plus démoniaque, obsessionnelle, anarchique. L’organiste Felipe Costa était le seul musicien qui pouvait la faire avec moi. » A côté, plusieurs créations révèlent la part mélodieuse de l’artiste, son art contemporain. « J’ai écrit « I’m On The Run » (je suis en fuite) pour le thème final d’une pièce jouée dans ce beau théâtre de Lisbonne, Sao Luiz. C’était une adaptation du Joueur de Dostoïevski. Je ne pensais pas l’intégrer, puis la chanson s’est imposée d’elle-même. Je l’ai conçue d’abord avec la guitare, la voix et l’orgue. »
L’album se termine sur une note belle et funèbre, « Is My Body Dead ? ». Avec The Legendary Tigerman, les catacombes du blues n’ont jamais été aussi sexy !

Et en tournée dans toute la France

13 mars : Marseille – Poste à Galène
14 mars : Lyon – Marché Gare
15 mars : Châteauneuf-de-Gadagne – Akwaba
18 mars : Lausanne – Le Bourg
19 mars : Paris – Le Point Ephémère
21 mars : Londres - Boston Arms


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