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Biographie Vinicius Cantuaria

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Vinicius Cantuária est né en 1951 à Manaus, en Amazonie, au Brésil, et y a vécu jusqu’à l’âge de sept ans lorsque sa famille déménagea à Rio. En tant que chanteur, auteur, guitariste et percussionniste, sa carrière rapproche plusieurs aspects de la musique brésilienne. Et quoique sa musique soit connu pour sa sensibilité résolument années vingt, le groupe de Cantuária doit être décrit au mieux comme « acoustique post-électronique » - un quintet avec le bassiste de jazz Paul Socolow, Michael Leohnart (le jeune trompettiste de Steely Dan) et les percussionnistes brésiliens Dende et Adriano Santo. Leur répertoire est composé de quelques chansons de Jobim et Gilberto Gil, influence fondamentale de Cantuária.

Les albums de Cantuária, toujours encensés par les critiques, mettent en avant des collaborations avec des précurseurs dans leur style respectif : Laurie Anderson, David Byrne, Brian Eno, Bill Frisell, et Arto Lindsay. Des artistes tels Anderson, Frisell et Lindsay ont une sensibilité très proche, il y a toujours de petites imperfections dans leur musique car ils aiment travailler avec des sons pas toujours très propres. Ce qui ne les empêche pas de ravir leur public pourtant sophistiqué.

Cantuária, qui aime les contrastes musicaux, peut manifester un intérêt enthousiaste pour DJ Spooky et les rythmes scratchés du laptop blip-hop, faire des duos avec David Byrne ou Marc Ribot, mais le résultat final est toujours harmonieux, léger, évanescent et musical. Comparez sa version de O Nome Dela (co-écrite avec Arto Lindsay) avec celle de ce même Lindsay sur l’album Prize. La chanson a une fabuleuse harmonie, une grande accroche et des paroles aussi simples qu’émouvantes. Chaque version a son intérêt et montre les différents aspects du jeu de Cantuária, mais c’est la récente adaptation de Cantuária (sur Sol Na Cara) qui hante l’esprit et émeut.

Pour avoir une idée du son universel de Cantuária, il est impératif de revenir à son superbe album de 1996, Sol Na Cara. Celui-ci a créé de nouvelles influences tout en revenant aux racines de la musique brésilienne. C’est un pari que des artistes comme Bebel Gilberto, Moreno Veloso et Celso Fonseca ont relevé avec succès. La collaboration significative de cet album fut celle de Ryuichi Sakamoto, le fondateur du Yellow Magic Orchestra : une combinaison de clavier classique et de synthétiseur qui ajoute une touche stylistique inattendue à un genre disloqué par le temps.

Dès lors, Sakamoto a été plus que jamais absorbé par la musique brésilienne, jouant fréquemment du piano dans tous les groupes acoustiques avec Paula et Jacques Morelenbaum. Parallèlement, Cantuária a réduit l’utilisation des sons électroniques, en dehors de quelques effets sur la guitare – peut-être grâce à l’influence de Bill Frisell, avec lequel Cantuária joue dans l’Intercontinental Quartet. Un des passages les plus marquants sur le dernier album de Frisell, The Intercontinentals (Nonesuch) est la chanson de Gilberto Gil, Procissão, chanté par Cantuária avec des instruments à cordes et des percussions. Cette chanson, dont les chœurs enivrants ressemblent à ceux des Beatles, est propre au répertoire de Cantuária. Une représentation a été donnée au Tonic, à New-York. Un enregistrement brut au sein d’un club minuscule révèle de façon plus évidente son interprétation. En effet, Cantuária peut être perçu comme un personnage aussi timide et modeste que Frisell, mais il y a un côté plus coriace, plus macho que l’on peut entendre sur des chansons comme ‘Sanfona’ (de l’album des Verve Tucumã) et ‘Normal’, sur l’album Vinicius.

Les paroles de “Normal” (dans une traduction anglaise de Lindsay) donnent un avant-goût du travail de composition de Cantuária : « Les garçons de Bahia dansent la capoeira / Et tous les matins, un match de football sur le sable chaud / Et la poésie concrète des garçons de Sao Paulo / Les immigrants du Nord-Est avec leur gamelle de bonheur. Les danseurs de carioca, les garçons de Guanabara / frappent les tomes basses et font du funk avec des casseroles / Et les Brésiliens qui grandissent iront ici / Voici Carlinhos Brown, Bide, Luna e Marçal /Ivo Meireles / Chico Batera / Dom Um Romão / Nana Vasconcelos / Paulo Braga / Robertinho Silva…’

Cette litanie des percussionnistes Brésiliens est amusante et pourtant étrangement abstraite, chantée de façon contrastée sur le jeu de percussion de Paulo Braga et Cantuária lui-même, avec le violon de Jenny Scheinman (qui participe à l’album The Intercontinentals) et les claviers de Peter Scherer. Cantuária chante ‘Airto Moreira’ comme un cri de joie et un hommage chaleureux à son camarade countryman.

Pour mémoire, Cantuária a passé la majorité de sa carrière à se dédoubler en batteur/percussionniste – dans son groupe de rock O Terco dans les années 70 et avec l’appui du légendaire groupe Tropicalia de Caetano Veloso. Il continue à jouer des percussions avec les multis - instrumentistes d’ Intercontinentals et a une grande empathie pour ses camarades batteurs. En 2000, il en fit une démonstration avec Arto Linday au Café de Jazz. Quand Lindsay utilisa sa guitare pour improviser une douce bossa, Cantuária, à la guitare acoustique, maintenait un contact direct avec le batteur par le regard, et maintenait le groove de la batterie à la fin de la chanson.

Cantuária a un studio à New-York qu’il considère comme un « atelier », un endroit où aller tous les jours pour jouer. Il peut y écrire ou ré-écouter de vieilles cassettes. « Parfois je joue Pandeiro pendant deux jours d’affilée », dit-il « je travaille toujours pour m’amuser ». Il pourrait passer une éternité à jouer de façon alternative des accords « The Girl From Ipanema », peut-être la plus connue des chansons de son idole Antonio Carlos (Tom) Jabim : « Je peux ressentir la chanson de façons tellement différentes », affirme Cantuária. Il insiste sur l’importance de la guitare acoustique, principal élément de son travail. – toute chanson est fignolée et écrite à la guitare acoustique, bien qu’il utilise la guitare électrique dans l’orchestration finale.

Il a plus de succès commercial que sa modestie pourrait le suggérer. Il y a quelques années de cela, la version de Fabio Jr de la chanson de Cantuária « So Voce » s’est vendue à plus d’un million d’exemplaires au Brésil. « Lua E Estella », la chanson que Cantuária a écrite pour Caetano Veloso en 1981, a été son plus récent succès. Veloso était d’ailleurs invité sur l’album de 2001, Vinicius (Transparent) pour le délicat « Agua Rasa ». Cantuária a fait plusieurs albums solo entre les années 80 et 90, avant son déménagement de Rio pour New-York en 1995, et la percée internationale de « Sol Na Cara » l’année suivante.

Quand vous demandez à Cantuária sa définition de la musique contemporaine, ses références demeurent tout à fait populaires. Il parle de l’endurante fraîcheur de la musique pop britannique : les Beatles, les Rolling Stones. « La musique contemporaine est pour moi quelque chose qui ressemble à Jobim, Eno. Si vous écoutiez la musique des années 80, comme Duran, Duran ou Tears for Fears, désormais cela sonne vieux à cause des synthétiseurs. Mais « Satisfaction » sonne toujours bien. C’est comme acheté une bonne vieille paire de chaussures traditionnelles, cela vous durera dix ans », dit-il.

Est-ce ainsi que nous devons parler des chansons de Cantuária ? Comme les chaussures dont il parle, sa musique a parcouru un chemin traditionnel, allant d’un même pas et s’améliorant avec le temps. « Je veux faire de la belle musique, jouer dans de petits clubs de jazz », dit Cantuária. Voici encore un mot-clef « beauté ».Il ne parle pas comme un vétéran de la pop au million de ventes. « J’essaye de me souvenir de l’apport de Miles Davis et Chet Baker, la musique et les harmonies sont si douces. Voici mes « Fab Four » : Bill Evans, Miles Davis, Tom Jobim et Chet Baker”.

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