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Woody Allen

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Biographie

Né Allen Stewart Konigsberg dans les faubourgs new-yorkais de Brooklyn au cœur des années 30, Woody Allen a été bercé pendant toute son enfance par les airs qu’il entendait à la TSF. " On avait quatre ou cinq postes à la maison. Il suffisait d’en allumer un pour qu’une magnifique musique se mette à flotter, interprétée par les merveilleux musiciens de l’époque. " Devenu réalisateur, il a d’ailleurs rendu un vibrant hommage à cette période faste dans son film Radio Days, en 1987. Ces souvenirs indélébiles nourrissent en outre la bande originale de la plupart de ses films, constituée généralement de vieux standards des années 20 à 40. Une époque qui correspond à l’âge d’or du jazz et des Big Bands, mais aussi à l’essor de la comédie musicale, le cinéma parlant ayant établi des liens très étroits entre Broadway et Hollywood.

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La vie comme les films de Woody Allen débordent de références à la musique et à ses idoles. Le cinéaste l’a confessé un jour : s’il n’avait pas été auteur, acteur et réalisateur, il aurait rêvé d’être joueur de basket ou de base-ball, puis, lorsqu’il n’en aurait plus la capacité physique, d’achever son existence comme musicien. Il a même précisé en 1984 dans une interview au "Nouvel Observateur" : " Ça ne m’aurait pas déplu d’être un grand musicien, Sidney Bechet ou Arthur Rubinstein, ou Charlie Parker. " Du personnage principal de Prends l’oseille et tire-toi, qui joue comme violoncelliste dans une fanfare municipale, au héros de Zelig, qui se fait passer pour le frère de Duke Ellington, cette passion reste l’un des fils rouges les plus solides de son œuvre, à l’image de cette déclaration de Jeff Daniels à Mia Farrow devant un magasin de musique de La rose pourpre du Caire : " J’aimerais savoir jouer. C’est l’autre ambition de ma vie : être un grand violoniste. " En 1999, Woody Allen a par ailleurs évoqué dans Accords et désaccords le destin singulier d’un gangster guitariste, incarné par Sean Penn, dont la carrière a pâti du règne sans partage de Django Reinhardt, un autre de ses maîtres. Un personnage de comédie inspiré de plusieurs musiciens authentiques.

Clarinettiste depuis l’âge de 15 ans, après avoir tâté brièvement du saxophone soprano, Woody Allen est un musicien qui ne déchiffre pas le solfège mais peut se targuer d’avoir suivi (brièvement) l’enseignement de Gene "Honey Bear" ("Ours d’or") Sedric, un proche du grand Fats Waller. Au début des années 70, il a commencé à exercer ses talents d’instrumentiste sur la scène du Michael’s Pub, à Manhattan, avec le New Orleans Funeral and Ragtime Orchestra, le lundi. Cet établissement n’a toutefois jamais fait figurer son nom au programme, sa présence étant aléatoire car assujettie à son humeur ponctuelle. C’est là qu’il était ce soir de 1978 où Annie Hall a obtenu quatre Oscars. Résultat : ce club de réputation assez modeste, où il s’est montré régulièrement pendant un quart de siècle, est devenu dans les années 80 et 90 le rendez-vous incontournable de tous les touristes désireux d’admirer la star en chair et en os, même si une bonne partie de la clientèle s’en repartait frustrée de n’avoir pu l’applaudir. Depuis 1996, c’est au Café Carlyle, situé dans l’hôtel new-yorkais du même nom, qu’il joue avec ses compères et peut sacrifier à son goût prononcé pour ce jazz New Orleans qu’il a qualifié un jour de " bain de miel ". Leur première tournée de vingt-trois jours à travers dix-huit villes européennes, en février-mars 1996, dont une prestation mémorable à l’Olympia de Paris, ont été immortalisées par la documentariste Barbara Kopple dans son film Wild Man Blues.

La musique a toujours occupé une place privilégiée dans la vie et l’œuvre de Woody Allen. N’a-t-il pas avoué un jour qu’il avait choisi son pseudonyme en hommage au saxophoniste et clarinettiste Woody Herman qui compte parmi ses idoles absolues. Il a également prénommé Satchel le petit garçon qu’il a eu avec Mia Farrow, clin d’œil à un autre de ses dieux, Satchmo alias Louis Armstrong, et Bechet la fille qu’il a eue avec Soon Yi, en référence à Sidney Bechet. En 1973, il a réuni ses deux talents en composant lui-même la bande originale de Woody et les robots (un film de science-fiction !) et en la faisant interpréter par le New Orleans Funeral and Ragtime Orchestra, avec lequel il jouait, et par le Preservation Hall Jazz Band, un authentique groupe de la Nouvelle-Orléans composé de sexagénaires. Conclusion de l’expérience : " Sur ce film, le plus drôle a encore été d’enregistrer la musique."

Le goût personnel de Woody Allen l’a toujours poussé vers la rythmique mélodique du jazz traditionnel plutôt que vers les virtuoses de l’improvisation qui ont occupé le devant de la scène à la suite de Dizzy Gillespie. Comme musicien, il a aspiré davantage au statut d’interprète qu’à celui de novateur et sa pratique assidue de la clarinette lui permet surtout de reproduire à la perfection les sonorités du jazz des origines. Il s’est cependant offusqué un jour qu’on croie que sa " croissance musicale s’est brusquement arrêtée au New Orleans et au Dixieland. " En qualité d’instrumentiste, Woody Allen est porté par une connaissance musicale encyclopédique qui transparaît dans la couleur très identifiable des morceaux choisis, lesquels composent systématiquement la bande originale de ses films depuis vingt-cinq ans, quels qu’en soient le genre ou la tonalité. Car pour ce mélomane averti, il semble que les horloges musicales se soient définitivement arrêtées aux alentours de 1950, c’est-à-dire avant l’avènement du rock, ce " vacarme assourdissant " qu’il ne se lasse pas de stigmatiser dès qu’il en a l’occasion. Avec humour. Toujours.

Jean-Philippe Guerand

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